Je sais pas, j'en ai un peu marre de skyblog, j'en ai un peu marre de tout.. On verra bien comment ça se passe pour la suite.
Je me sens un peu triste ce matin.. Hier, j'ai été salement malade, des maux me clouaient au sol, m'arrachaient les larmes des yeux et tout ce que j'arrivais à faire c'était gémir pitoyablement pour évacuer ma douleur. Dans ma tête résonnaient les sons technos d'une boîte de nuit infernale, prête à exploser, dans mon ventre des sucs corrosifs diluaient mon estomac bien accroché. Je ne tenais plus sur mes jambes, je sais pas, je me suis dit que ça passerait, je l'ai pensé de toutes mes forces de tous mes voeux de toute ma vie de touttoutout mais ça passait pas. Alors j'ai pris mon mal en patience (HAHAHA.) et je suis restée toute la nuit derrière mon écran, comme une idiote no-life, et je me sens sale. Comme si les rayons du soleil qui caressent dehors le parc endormi ne m'atteignaient pas, comme si cet après-goût de migraine ne pourrissait pas dans ma bouche. J'ai pas envie de faire quoi que ce soit. J'ai juste envie de.. Je sais pas.. Rester tragiquement dans mon gouffre et regarder des DVD the all day long. Lundi mon stage commence et j'ai un putain de stress, c'est à partir de 15 ans et ma mère n'a pas daigné me le dire alors UNE FOIS DE PLUS je serai la plus jeune, la petite débile qui fait son innocente mais bout de l'intérieur. PUTAIN. Et évidemment il faut amener un ordinateur portable et une clé USB et devinez quoi ? CA J'AI PAS HAHA! Lollipop (variante de Lol inventée par Julie). Je le sens bien. Super bien. Surtout mettre fin à mes insomnies et rêveries nocturnes, me lever le matin comme si de rien n'était, comme si la vie pouvait continuer.. Comme si la vie pouvait continuer.
J'ai jamais connu le bonheur moi, jamais de ma vie. Bon j'ai eu des moments heureux, de bonheur brut parfois, mais si fugace que je ne peux pas dire que je l'aie réellement rencontré sur mon chemin, ce bordel de bonheur. Mais c'est quoi le bonheur ? Quand on l'attend impatiemment, quand on se l'imagine et on se le figure, il ne vient jamais. JAMAIS, fille, t'entends ? T'es destinée à rester une pauvre hypocrite qui pense des choses immondes sur le dos des autres. Cette fille mégalomane qui se prend pour la meilleure sans le dire. Cette fille blasée qui pense que jamais personne ne l'atteindra. Et qui tombera d'un moment à l'autre de son piédestal. Plus l'ascension est haute, plus la chute fait mal. Mais d'un côté je m'en fous, on est tellement sur cette pauvre planète affaiblie, de toute façon, il y a bien des gens qui n'auront pas leur ration de bonheur, non? Et peut-être que j'en fais partie. A force d'être égocentrique et de jouer des coudes pour avoir sa propre part de vie, on obtient ça : des êtres reclus, malheureux, souillés de l'intérieur, incapables de ressentir quoi que ce soit, qui n'ont jamais aimé personne et n'aimeront jamais. Mais vous comprenez pas ? Je fais la comédie parfois. Je joue ma propre pièce de théâtre. Mes rires sont faux. Je ne me la joue pas emodarkrebelz, non ma vie n'est pas catastrophique, je ne me mutile pas tous les soirs en pensant à Charles-Henri qui m'a larguée, c'est juste que je suis hermétique. Insensible. Et ça ne me fait rien, puisque de toute façon je ne peux rien ressentir de positif. La vie s'écoule grain par grain et moi j'essaye vainement de les rattraper mais ils filent entre mes doigts. Alors on se ferme. On crée une carapace de cellophane autour de son coeur, même si elle peut s'écrouler à tout moment. Les remparts s'effondreront, comme le mur de Jéricho, le mur de Berlin - le prochain sur la liste c'est la muraille de Chine, bientôt la Chine fera une overdose de communisme et de dictature. Tout est destiné à être détruit de toute façon. Comme un cycle qui s'affaiblit. Il devient de plus en plus court parce que les humains sont de plus en plus cons et raccourcissent leur espérance de vie sans le savoir. Ils raccourcissent leurs esprits by the way. Tout revient en cendres. Cendres de cigarette qui nagent dans la nuit noire quand elles tombent de ma fenêtre ouverte sur la toile nocturne. Je devrais peut-être effacer tout ça mais au rythme où je tape ces mots sur le clavier je ne sais même plus ce que j'écris. Peut-être que si j'allais chez un psy il décréterait que c'est une dépression? Haha. J'ai des passes comme ça. :) Ca s'efface après quelques jours. Après je redeviens idiote et égoïste, ne vous en faites pas.
Les saisons passent et irrémédiablement et les gens s'en foutent. Eté, chaleur, plouf plouf. Automne roux, les feuilles qui crissent. Tout est enseveli. Les jours ondulent, et à la fin ils se ressemblent tous un peu. Moi je me sens toujours aussi mal alors je me tais. J'ai pas envie que les autres voient ce que je ressens (le vide total). Non en fait j'en ai pas BESOIN. Parce que je me satisfais bien par moi-même. J'ai toujours tout fait toute seule, en ce qui me concerne. Je réfléchis beaucoup plus seule, j'en tire de meilleures conclusions. Je me sens mieux seule. Avec les autres, c'est trop un malaise, je ne suis pas naturelle, un besoin de combler les blancs de la conversation, un sourire toujours factice et des sujets de conversation toujours futiles. C'est pas moi ça, quand je vous parle et essaye de trouver des choses à dire c'est pas moi. J'aime tellement le silence - ou bien les mots qui se font tout seul mais c'est rare - mais ça les gens peuvent pas comprendre. C'est même pas 'parfois il vaut mieux se taire que dire des conneries', non, c'est juste que à quoi bon parler ? Et puis, à quoi bon rester avec les autres aussi ? A quoi bon vivre en fait ? Qu'est-ce que je fous là à respirer comme une débile, les lèvres affaissées et les yeux rougis ? Moi je sais pas. Je sais jamais de toute façon. Je suffoque un peu. Je suis une suffoqueuse. Même si ce mot n'existe pas et n'existera jamais. Le français disparaîtra bientôt avec ses belles exceptions et ses belles consonances. Regardez comment les gens le détruisent : toutes ces fautes, ces néologismes, ces exceptions non-respectées, ces réformes.. (bon je me tais sinon on va me prendre pour une VNB bis). Mais bon, que veut le peuple, comme je le dis souvent ? Après un verre de jus d'orange ça va mieux.
Après un verre de jus d'orange ça va toujours mieux.
(extrait de ce qui se passe dans mon cerveau parfois)